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Les cinq questions que vos clients posent à ChatGPT avant de vous appeler

Personne ne demande à un assistant « connais-tu telle entreprise ? ». On lui demande qui recommander. C’est toute la différence.

Par l'équipe Veradara

Cliente assise dans un café suisse, posant une question à un assistant IA sur son téléphone.
Sommaire

Le détour par l’assistant

Un client qui cherche un artisan, un cabinet ou un commerce ne tape plus forcément trois mots dans Google. Une partie d’entre eux ouvre ChatGPT, Perplexity, Gemini ou Claude et pose la question comme à un voisin bien renseigné : « à qui je m’adresse pour ça, près de chez moi ? » L’assistant lit quelques pages du web, en tire deux ou trois noms, et répond en phrases. Le client n’ira presque jamais voir plus loin que ces trois noms.

Ce qui compte, ce n’est donc pas ce que l’assistant « sait » de vous. C’est ce qu’il répond quand on ne prononce pas votre nom.

Les cinq questions, telles qu’on les pose

Quand Veradara analyse une entreprise, elle ne demande jamais aux assistants « que penses-tu de telle société ? ». Poser la question avec le nom fausse la réponse : l’assistant cherche alors ce nom et le trouve presque toujours. Les questions sont construites uniquement à partir du métier, de la ville et, quand elles existent, de deux prestations principales. Voici les cinq formes utilisées, avec des crochets à la place de vos mots :

  1. « Quelles entreprises recommandes-tu pour [métier] à [ville] ? »
  2. « À qui faire appel pour [prestation principale] à [ville] ? »
  3. « Peux-tu me suggérer une adresse fiable pour [seconde prestation] à [ville] ? »
  4. « Je cherche [métier] à [ville] : quelles sont les meilleures options ? »
  5. « Quels professionnels ressortent souvent pour [métier] à [ville] ? »

Ce sont des questions banales, volontairement. C’est ainsi que les gens parlent à un assistant, et c’est à ces questions-là qu’une entreprise doit exister.

Ce qui est compté dans une réponse

Pour chaque réponse, quatre choses sont relevées, et rien d’autre. Votre entreprise est-elle nommée ? Est-elle citée avec un lien vers votre site, ce qui est plus fort qu’une simple mention ? À quelle place apparaît-elle quand plusieurs noms sont donnés ? Et qui d’autre est nommé à votre place ?

Un cinquième élément est conservé, et c’est souvent le plus utile : les pages sur lesquelles l’assistant s’est appuyé pour répondre. Un annuaire, un article, une fiche d’avis, le site d’un concurrent. Ces sources ne sont pas un détail. Elles sont exactement l’endroit où votre entreprise devrait être lisible, et elles se corrigent une par une.

Le vérifier vous-même en dix minutes

Vous n’avez besoin de personne pour un premier aperçu. Ouvrez deux assistants, par exemple ChatGPT et Perplexity. Posez la première question avec votre métier et votre ville, puis la deuxième avec votre prestation principale. Notez les noms qui sortent, dans l’ordre, et les sites que l’assistant cite en bas de sa réponse. Recommencez la semaine suivante : les réponses auront probablement bougé, et c’est normal.

Si votre nom apparaît dans les deux réponses, avec un lien, vous partez de loin devant. S’il n’apparaît dans aucune, vous venez de voir ce que voient vos clients.

Ce que votre site doit contenir pour chaque question

Les questions 1, 4 et 5 portent sur le métier et la ville. Elles sont gagnées ou perdues sur votre page d’accueil : une phrase qui nomme votre métier, votre zone et le type de clients que vous servez. Pas un slogan. « Chauffagiste à Yverdon-les-Bains, pompes à chaleur et entretien de chaudières pour particuliers et régies » dit tout ; « Des solutions énergétiques durables pour demain » ne dit rien.

Les questions 2 et 3 portent sur une prestation précise. Elles se gagnent avec une page par prestation importante, où la ville est écrite en toutes lettres, avec le prix ou la manière de l’obtenir et la prochaine étape pour vous contacter.

La question 3 ajoute un mot qui change tout : « fiable ». Pour la trancher, l’assistant cherche des signes de confiance ailleurs que chez vous. Un nom, une adresse et un numéro écrits de la même façon sur votre site, sur Google Maps et sur les annuaires suisses. Des avis récents. Une mention par un tiers, même modeste. Ces éléments ne s’achètent pas, mais ils se mettent en ordre.

Un exemple, inventé mais réaliste
Un chauffagiste d’Yverdon-les-Bains n’apparaît dans aucune des vingt réponses. Les trois entreprises nommées à sa place ont chacune une page « Pompe à chaleur à Yverdon » ; lui a une page « Nos solutions ». L’assistant n’a rien contre lui. Il n’a simplement rien trouvé à citer.

Ce qu’une réponse ne dit pas

Une réponse d’assistant est une photographie prise un jour donné. Deux assistants répondent différemment à la même question, et le même assistant change d’avis d’une semaine à l’autre. C’est pour cette raison qu’une analyse sérieuse ne se contente pas d’une réponse : Veradara pose les cinq questions à quatre assistants, soit vingt réponses, à la même date, et indique quand un assistant n’a pas répondu au lieu de le passer sous silence.

À noter
Aucune de ces réponses ne se garantit ni ne s’achète. Ce qui se travaille, ce sont les pages que les assistants lisent. Vous savez maintenant lesquelles.

À retenir

  • Les clients demandent qui recommander, jamais si vous existez : votre nom n’est pas dans la question.
  • Les sources citées par l’assistant sont le vrai levier, et elles se corrigent une par une.
  • Une réponse est une photographie à une date ; vingt réponses valent mieux qu’une.

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